Comptez deux jours pour Nancy. Le premier se passe autour de la place Stanislas, de la place de la Carrière et de la vieille ville ducale, toutes proches. Le second suit les façades Art nouveau du quartier de la gare et du parc de Saurupt, jusqu'au musée de l'École de Nancy et à la villa Majorelle. Entre les deux, le parc de la Pépinière offre une pause au cœur de la ville.
La ville de Stanislas
La place Stanislas
Aménagée au milieu du XVIIIe siècle pour Stanislas, roi de Pologne déchu devenu duc de Lorraine, elle est fermée à ses angles par les grilles dorées de Jean Lamour et les fontaines de Neptune et d'Amphitrite. Avec la place de la Carrière et la place d'Alliance, elle est inscrite au patrimoine mondial depuis 1983. Revenez-y de nuit : l'éclairage la transforme.
Le musée des Beaux-Arts
Installé dans l'un des pavillons de la place, il couvre la peinture européenne du XIVe siècle à nos jours, avec Pérugin, Rubens, Delacroix ou Modigliani. Au sous-sol, la collection de verreries Daum, qui compte des centaines de pièces, est l'une des plus belles au monde.
La vieille ville et la place de la Carrière
Par l'arc Héré, on passe sur la longue place de la Carrière, bordée de tilleuls, qui mène au palais du Gouvernement. Plus loin, la ville médiévale garde la porte de la Craffe, ses tours jumelles et la Grande-Rue. Le palais des ducs de Lorraine, qui abrite le Musée lorrain, est fermé pour rénovation jusqu'en 2029 ; l'église des Cordeliers voisine, nécropole des ducs, reste ouverte.
Le parc de la Pépinière
Juste à côté de la place de la Carrière, ce grand parc à la française a sa roseraie, son kiosque, des jeux pour enfants et un petit zoo gratuit. On y croise une statue de Claude Gellée, dit le Lorrain, peintre né dans la région.
L'Art nouveau de l'École de Nancy
Le musée de l'École de Nancy
Dans l'ancienne propriété d'Eugène Corbin, mécène du mouvement, les meubles de Majorelle et de Vallin, les verreries de Gallé et de Daum et une salle à manger entièrement décorée racontent ce style né à Nancy autour de 1900, inspiré par les plantes et les insectes. Le jardin, planté d'espèces chères aux artistes, abrite un aquarium-pavillon étonnant.
La villa Majorelle
Construite en 1901-1902 pour l'ébéniste Louis Majorelle par l'architecte Henri Sauvage, elle a retrouvé ses couleurs et ses décors après une longue restauration. La visite, sur réservation et en petits groupes, fait entrer dans une maison où tout, de la cage d'escalier aux poignées de porte, a été dessiné par les artistes du mouvement.
Les façades Art nouveau
La brasserie l'Excelsior, face à la gare, garde son décor de 1911 et se prête bien à un déjeuner. De là, l'office de tourisme propose des circuits qui relient les immeubles, banques et villas du mouvement, notamment autour de la rue Félix-Faure et dans le parc de Saurupt.
Infos pratiques
Le TGV relie Paris-Est à Nancy en une heure et demie environ. La gare est à dix minutes à pied de la place Stanislas, et Metz est à moins de quarante minutes en TER.
Les macarons de Nancy, plus rustiques que les macarons parisiens, se vendent sur leur feuille de papier, selon une recette attribuée à des religieuses de la ville. La bergamote, bonbon translucide parfumé à l'agrume du même nom, bénéficie d'une indication géographique protégée.
Début décembre, les fêtes de la Saint-Nicolas, patron de la Lorraine, attirent la foule avec leur grand défilé. En septembre, le Livre sur la place réunit des centaines d'auteurs sous un chapiteau. L'été, un spectacle de lumière est projeté sur les façades de la place Stanislas.