Le centre historique de Montpellier, l'Écusson, est presque entièrement piéton et se parcourt en une journée, de la place de la Comédie à la promenade du Peyrou. Ajoutez une demi-journée pour le musée Fabre. Le tram vous emmène ensuite vers les quartiers modernes, Antigone et Port Marianne, puis les plages se rejoignent en une vingtaine de minutes.
L'Écusson et ses promenades
La place de la Comédie
Immense place piétonne bordée d'immeubles haussmanniens, elle est dominée par l'Opéra Comédie et la fontaine des Trois Grâces. C'est le point de rendez-vous de toute la ville et le départ naturel de la visite.
Les ruelles de l'Écusson
Le centre ancien, nommé ainsi pour sa forme, cache des dizaines d'hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles derrière des portes cochères, souvent ouvertes en journée sur des cours à escaliers monumentaux. Le quartier Saint-Roch et la rue de l'Ancien-Courrier sont les plus animés.
La promenade du Peyrou
Au point le plus haut de la ville, cette esplanade royale aligne un arc de triomphe à la gloire de Louis XIV, sa statue équestre et un château d'eau à colonnes, où aboutit l'aqueduc Saint-Clément du XVIIIe siècle. La vue porte jusqu'aux Cévennes et au pic Saint-Loup. Le dimanche, un marché aux puces s'y installe.
Le jardin des plantes et la faculté de médecine
Créé en 1593, le jardin des plantes est le plus ancien de France. Il jouxte la faculté de médecine, l'une des plus anciennes du monde encore en activité, et la cathédrale Saint-Pierre, reconnaissable à son porche massif posé sur deux piliers en forme de tours.
Art ancien et architecture contemporaine
Le musée Fabre
L'un des grands musées de beaux-arts de France, avec une salle consacrée à Courbet, dont le célèbre Bonjour Monsieur Courbet, des œuvres de Bazille, peintre montpelliérain, et un ensemble de toiles noires de Pierre Soulages. Le billet donne aussi accès à l'hôtel Sabatier d'Espeyran, qui présente les arts décoratifs.
Antigone
Dessiné par l'architecte catalan Ricardo Bofill dans les années 1980, ce quartier néoclassique se déploie sur un kilomètre, de la place de la Comédie jusqu'au Lez, avec ses colonnades et ses places. Au bout, les rives du Lez mènent vers Port Marianne et ses immeubles d'architectes.
Le tram
Les rames du tramway sont devenues une attraction : hirondelles sur fond bleu, fleurs, ou décors du couturier Christian Lacroix selon les lignes. Elles relient le centre aux quartiers modernes et jusqu'aux portes des plages.
Mer et garrigue
Les plages
Palavas-les-Flots et Carnon, les plus proches, se rejoignent en une vingtaine de minutes en tram puis en bus, ou à vélo par une piste cyclable. Plus à l'est, la plage sauvage de l'Espiguette offre des kilomètres de sable et de dunes, mais une voiture est nécessaire.
Le pic Saint-Loup
À une demi-heure au nord, ce sommet calcaire à la silhouette reconnaissable domine un vignoble réputé. Le sentier qui mène à la croix et à l'ermitage, raide, demande environ une heure et demie de montée, mais la vue embrasse la mer et les Cévennes.
Saint-Guilhem-le-Désert et le pont du Diable
À trois quarts d'heure à l'ouest, ce village serré autour de son abbaye, étape des chemins de Compostelle, s'accroche aux gorges de l'Hérault. En chemin, le pont du Diable, construit au XIe siècle, enjambe une rivière où l'on se baigne l'été.
Infos pratiques
Le TGV relie Paris à Montpellier en trois heures et demie environ. Vérifiez la gare d'arrivée : Saint-Roch est en plein centre, à cinq minutes de la Comédie, tandis que Montpellier-Sud-de-France est en périphérie, reliée au centre par une navette.
Les transports en commun sont gratuits pour les habitants de la métropole, mais pas pour les visiteurs : achetez un titre avant de monter. Le centre se parcourt très bien à pied, la voiture y est malcommode.
Le printemps et l'automne sont idéaux. Juillet et août sont chauds, mais la ville vit au rythme de ses festivals, notamment Montpellier Danse et le festival Radio France. En hiver, le soleil reste fréquent.